À propos du Site Droulers-Tsiionhiakwatha

À Saint-Anicet, dans le Haut-Saint-Laurent, serpente un petit cours d’eau : la rivière La Guerre. En coulant au fleuve, ses eaux ont creusées un lit le long duquel, bien avant l’arrivée des Français, des Iroquoiens sont venus installer leurs villages vers la fin du Sylvicole supérieur (de l’an 1000 à 1534 de notre ère).

Les archéologues attribuent les restes matériels de ces villages à des populations qu’ils appellent les Iroquoiens du Saint-Laurent, pour désigner les groupes amérindiens de la famille linguistique et culturelle que rencontrera Jacques Cartier. Les recherches archéologiques récentes dans le Haut-Saint-Laurent ont révélés la présence de nombreux sites où l’on a érigé des maisons longues entre 1300 et 1534.

L’événement historique le plus important qui marqua l’est du Canada avant l’arrivée de Samuel de Champlain en 1603 fut la dispersion de ces Iroquoiens du Saint-Laurent. Que s’est-il produit ? Les hypothèses sont nombreuses, mais la dispersion de ces populations demeure toujours énigmatique pour les archéologues et historiens.

Ces nations ont peut-être été dispersées, mais elles ont laissé des traces indélébiles témoignant de leur passage dans la vallée du Saint-Laurent. C’est l’histoire de ces peuples iroquoiens qui est racontée au Centre d’interprétation du site archéologique Droulers/Tsiionhiakwatha.

Le Centre d’Interprétation du Site Archéologique Droulers-Tsiionhiakwatha est opéré par le Corporation des Aventuriers de l’Archéologie dans le Haut-Saint-Laurent, un organisme à but non lucratif créé en 1996.

Notre mission

Faire connaître, promouvoir et protéger les ressources archéologiques du territoire de la M.R.C. Le Haut-Saint-Laurent ainsi que le patrimoine des Premières Nations, en respect et collaboration avec la communauté Mohawk d’Akwesasne.

Développement durable

Tous les projets du Centre d’Interprétation du Site Archéologique Droulers-Tsiionhiakwatha sont réalisés en collaboration avec la communauté Mohawk d’Akwesasne, en respect avec les principes et valeurs Haudenosaunee. Le CISA vise donc le développement durable depuis ses débuts et affirme son adhésion à la charte de la Société des Musées du Québec (SMQ) et aux principes du développement durable.

Lire la politique de développement durable.

Protection de la vie privée

Le CISA Droulers reconnaît l’importance de protéger vos renseignements personnels. Consultez notre Politique sur la protection de la vie privée. Pour tout renseignement supplémentaire, n’hésitez pas à communiquer avec nous :

Amélie Sénécal
Responsable de la protection des renseignements personnels
info@sitedroulers.ca
450-264-3030

Notre équipe permanente

Amélie Sénécal

Détentrice d’une maîtrise en anthropologie, Amélie Sénécal occupe pendant dix ans le poste de responsable de l’archéologie et des expositions à Pointe-du-Buisson / Musée québécois d’archéologie. Elle poursuit ensuite sa carrière à titre de directrice générale de la Société des Amis du Biodôme de Montréal, un organisme à but non lucratif dédié à l’éducation relative à l’environnement, où elle œuvre pendant neuf ans.

Ces deux expériences lui ont permis de développer un solide bagage en gestion ainsi que des compétences essentielles pour relever les nouveaux défis qui l’attendaient.
En mars 2025, Amélie renoue avec ses premières passions en devenant directrice générale du site archéologique Droulers/Tsiionhiakwatha.

Elle s’y investit avec fierté et enthousiasme, animée par le désir de faire découvrir la richesse culturelle et les modes de vie des Iroquoiens du 15e siècle, tout en contribuant au rayonnement de ce site exceptionnel au-delà de tous les types de frontières.

Maude Chapdelaine, archéologue

Maude est l’archéologue en chef du site Droulers depuis 2019. Elle a été stagiaire au site en 2010, puis assistante de recherche en 2014 avec l’Université de Montréal et ensuite, responsable des fouilles ouvertes dès 2017.

Son rôle au sein de l’équipe Droulers consiste non seulement à veiller à la pérennité et la mise en valeur de la collection archéologique permanente du musée, mais aussi à mettre en valeur la culture matérielle des Iroquoiens de la vallée du Saint-Laurent à la période Sylvicole.

En collaboration avec d’autres institutions, Maude rédige les conventions de prêt muséal, elle enregistre des capsules d’informations pour les médias, rédige des articles de vulgarisation scientifique et participe à des ateliers de mise en valeur du patrimoine autochtone. Maude a aussi rédigé la Politique de conservation et d’acquisition des artefacts du site.

À chaque année, à l’occasion du Mois de l’archéologie, Maude participe activement à la mission du site Droulers en favorisant des activités diversifiées en matière d’archéologie, notamment en offrant des activités de fouilles archéologiques ouvertes au public ou encore de catalogage et de nettoyage d’artefacts authentiques avec le public et les visiteurs.

Prix, mentions et événements

2007 – Tournage documentaire de la National Geographic Society
2007 – dénomination Lieu Historique National du Canada
2007 – prix du jury aux Grands prix du tourisme, Tourisme Montérégie
2008 – premier prix, Grand prix du tourisme, Tourisme Montérégie
2010 – premier prix, Grand prix du tourisme, Tourisme Montérégie
2010 – premier prix, Innovation touristique, Tourisme Suroît
2011 – premier prix, Grand prix du tourisme, Tourisme Montérégie
2011 – premier prix, Innovation touristiue, Tourisme Suroît
2011 – premier prix national, Innovation touristique, Société des attractions touristiques du Québec
2012 – premier prix, Grand prix du tourisme , Tourisme Montérégie
2014 – 100 000 visiteurs depuis l’ouverture
2016 – classement au Ministère de la Culture du Québec comme Bien Patrimonial
2016 – tournage du film « Hochelaga terre des âmes » sur l’histoire de Montréal
2019 – Reconnaissance muséale officielle
2020 – 20e saison et 175 000 visiteurs